L’informatique à l’ère de l’industrie

2000 passionnés d'IT se sont réunis à la conférence DEVOXX 2015. Retour sur le talk mené avec beaucoup d'humour par Quentin Adam, fondateur de la société Clever Cloud. Il faut retenir de cette intervention que notre industrie du développement doit évoluer vers plus d'automatisation et plus de qualité.

Devoxx 2015 a été un très bon cru. La communauté des Devoxxian s’agrandit et nous étions cette année plus de 2 000 passionnés à s’être réunis au Palais des congrès de Paris.

Un choix cornélien

Un très grand nombre de conférences étaient proposées et comme toujours il a fallu faire un choix.

Il y avait du Java, du Big Data avec une super conf sur InfluxDB de notre camarade @zepouet, du Docker, du vertx et bien d’autres. Cet article est un retour et aussi mon point de vue sur la conférence THE END OF SERVER MANAGEMENT : HOSTING HAVE TO BECOME A COMMODITY de Quentin ADAM, le très charismatique fondateur de la société Clever Cloud.

L’amphithéâtre principal était plein à craquer pour assister à la présentation. Le spectacle était au rendez-vous avec un orateur qui occupe parfaitement la scène et des slides contenant un florilège de vidéos plus surprenantes les unes que les autres.

La fin des artisans

A la louche, ça fait 50 ans que l’on fait du développement. C’est un métier relativement jeune. Au début, cela s’est fait sur un coin de table, en réunissant des développeurs et de façon empirique nous avons construit notre métier.

Depuis quelques années on parle d’artisan du logiciel. C’est une idée à laquelle j’adhère et que je partage avec mes stagiaires en formation. L’idée de l’artisan logiciel prône le goût des choses bien faites et de la transmission du savoir, comme le feraient les Compagnons.

Cette idée me va comme un gant, mais comme l’explique Quentin ADAM dans sa conférence, nous devons rapidement passer à l’ère de l’industrie.

Je partage complètement cette analyse et il y a, de mon point de vue, encore beaucoup à faire pour y arriver que se soit au niveau des OPS que de DEV.

Comment accepter aujourd’hui qu’il est encore possible de livrer des applications avec des anomalies monstrueuses ? Comment accepter des livraisons aussi longues et aussi complexes ?

Bien entendu, certaines entreprises sont capables de faire des centaines de mise en production par mois avec des niveaux de qualité très élevés, mais tout le monde ne travaille pas chez Facebook ou Netflix. Dans la plupart des équipes que je croise, que ce soit dans de grandes PME, en SSII ou même chez certains grands acteurs des Télécom, la route est encore longue.

A l’ère de l’industrie

Quentin ADAM a tout au long de sa présentation fait la comparaison entre notre industrie du développement logiciel et des industries plus traditionnelles du début du 20ème siècle.

A cette époque, il n’existait pas de système centralisé pour la production d’électricité. Les industries de l’époque, principales consommatrices d’énergie, possédaient leur propre centrale électrique avec des équipes dédiées pour assurer leurs besoins. Pas de standard non plus, chacun produisant en fonction de ses préférences 124 V, 320 V, alternatif ou continu. Un vrai petit bordel.

Aujourd’hui, bien évidement plus personne ne se pose ce genre de question et on utilise le système centralisé qui fournit la même énergie à tout le monde. Il n’est plus non plus nécessaire d’appeler un agent d’EDF avant de savoir si on peux allumer la lumière, l’énergie est là, dans chacune de nos prises tout simplement.

Industrialiser le développement

Quentin ADAM considère que la mise à disposition d’une application doit être aussi simple que de consommer de l’électricité. C’est-à-dire que les développeurs doivent simplement pousser leurs applications sur une plateforme et c’est celle-ci qui doit s’occuper de la plomberie permettant la mise en route l’application.

Chez Treeptik, nous partageons aussi cette analyse, nous développons CloudUnit un PaaS Java et nous travaillons nous aussi à l’industrialisation des développements. Nous pensons également que la plomberie doit être prise en charge par une plateforme, afin de laisser les équipes se concentrer sur ce qui a vraiment de la valeur avec tout de même une nuance sur l’endroit où se trouve la plateforme. Personne n’a encore déposé ses machines outils chez EDF pour y déléguer toute la production.

Aujourd’hui l’IT fait fonctionner le cœur de métier de toutes les industries, les DSI font partie des CODIR et l’IT est devenue une des activités les plus importantes et les plus sensibles des entreprises. Comme le rappelle à juste titre Quentin ADAM, nos applications gèrent d’une manière ou d’une autre, des milliards d’euros. Alors comment externaliser tout ça ?

Pour cette raison que chez Treeptik nous accompagnons nos client vers des solutions cloud privées avec des plateformes de déploiement privées.

Réagissez